La Thérapie Manuelle

Bobath

Bobath

Le concept Bobath a été élaboré par Mme Berta Bobath, physiothérapeute, et son mari le Dr Karel Bobath, neurologue, dans les années 40.

Le but du traitement neuro-développemental selon le concept Bobath est d’aider l’enfant en difficulté à progresser dans son développement sensori-moteur, dans ses adaptations posturales, et dans l’adaptation de ses mouvements.

Ainsi on lui permettra d’acquérir un maximum d’autonomie dans les activités de la vie journalières. Il est important de comprendre comment l’enfant réalise un mouvement et pourquoi il le fait de cette façon. Par un guidage précis, dosé et orienté, le thérapeute essaye d’obtenir des réactions actives les plus fonctionnelles possibles.

Dans le concept Bobath, le thérapeute utilise parfois le ballon, le rouleau ou la balançoire pour les passages d’une position à l’autre, ou bien pour la travail de l’équilibre et de la force.

Cranio-faciale

Cranio-faciale (thérapie)

Les problèmes ou douleurs cranio-faciales se situent au niveau de la tête, de la mâchoire ou du visage.

Kinésithérapie

Le problème du patient sera défini et analysé par un entretien détaillé ce qui permet au kinésithérapeute de formuler une hypothèse sur les causes éventuelles. Cette hypothèse est vérifiée par un examen physique. Cet examen débute par l’analyse du mouvement de la mâchoire et du crâne et par l’analyse du système nerveux au niveau du crâne et du visage.

D’autres régions du corps, comme le dos, l’épaule et la hanche sont également prises en considération. Le but est de mettre en évidence les dérangements (dysfonctions) au niveau du visage, de la tête et de la nuque

Le kinésithérapeute établit un plan de traitement qu’il suit à la rigueur. Après 6 séances tout au plus, il fait un bilan et décide ensemble avec le patient de la poursuite ou non du traitement et de l’éventuel transfert vers un autre spécialiste.

Le traitement consiste d’une part en des techniques manuelles au niveau de la tête, de la nuque et du visage et d’autre part en un programme spécifique qui dépend du rapport du questionnaire ou de la prise de médicaments. Le contenu de ce programme s’oriente à la conduite du patient au quotidien. Le kinésithérapeute peut ainsi formuler des recommandations et/ou proposer un traitement antidouleur.

En premier lieu, le kinésithérapeute s’intéresse aux dysfonctionnements au niveau de la tête et du cou et de leur influence sur la vie quotidienne du patient. En fait, le diagnostic passe au second plan, beaucoup de patients avec des diagnostics différents présentent une symptomatologie identique.

Crochetage

Crochetage

Le terme technique est fibrolyse dia-cutanée.

Il s’agit d’une méthode de traitement de l’appareil locomoteur. Cette technique utilise une série de crochets destinés à agir de façon mécanique sur les corps fibreux et les adhérences et par là sur les algies qu’ils entraînent. Ces crochets en acier, de courbures différentes afin de s’adapter au mieux aux reliefs anatomiques, se terminent par une spatule élargie.

Les principales indications sont :

  • Les adhérences post-traumatiques ou chirurgicales
  • Les algies de type inflammatoire de l’appareil locomoteur comme la tendinite
  • Les névralgies consécutives à une irritation mécanique de nerfs périphériques telles la névralgie d’Arnold ou la névralgie cervico-brachiale)
  • Certains symptômes trophiques des membres comme le canal carpien

Le mauvais état trophique cutané et du système circulatoire en est la principale contre-indication.

Cyriax

Cyriax

Le terme technique est massage transverse profond.

Le M.T.P est sans aucun doute l’une des techniques les plus utilisées chez le kiné. Les massages transverses profonds (MTP), selon la technique de Cyriax, ont une action antalgique. Ils favorisent également la cicatrisation en créant une réaction de vasodilatation locale. Ils doivent être réalisés de manière perpendiculaire au tendon, celui-ci étant dégagé des chefs musculaires superficiels.

Le MTP est une technique pénétrante qui permet le massage manuel de lésions situées en profondeur.

Cette technique peut être utilisée sur :

  • Les muscles.
  • Les tendons.
  • Les ligaments.
  • Les capsules.

LES EFFETS DU MTP

1. Le MTP produit une hyperémie.

L’augmentation de l’apport sanguin diminue la douleur.

2. Le MTP permet une mobilisation des structures.

En mobilisant l’élément douloureux on libère à la fois des adhérences à la fois présentes et on évite la formation d’adhérence durant le processus cicatriciel.

Les frictions longitudinales ne mobilisent que le sang ou la lymphe, tandis que le MTP mobilise le tissu lui même.

LES TECHNIQUES

Quand on doit masser un muscle, un tendon, un ligament ou une capsule, deux principes doivent être respectés :

Le MTP doit être appliqué au bon endroit
de la manière la plus efficace

Chaînes musculaires

Chaînes musculaires

Simple, concret et global, le but est d’enlever au maximum les tensions parasites qui sont à la base des dysfonctions, des déformations et des douleurs. La puissance du traitement tient au fait qu’après l’intervention qualitative du praticien, le corps réalise une part importante de la récupération grâce à la programmation de ses différentes fonctions.

Les techniques utilisées sont essentiellement basées sur le relâchement et l’étirement, afin de reprogrammer le bon fonctionnement des chaînes musculaires.

Il existe plusieurs formes de traitement par chaînes musculaires dont les plus pratiquées sont :

  • la rééducation posturale globale (Ph. E. Souchard)
  • les chaînes musculaires selon Busquet
  • les chaînes musculaires selon Francoise Mézière
  • les chaînes musculaires selon Godelieve Denys-Struyf

La pratique d’une séance demande une certaine participation du patient ; il s’agit d’un traitement manuel doux, à progression lente et complète sur le corps entier. Les bénéfices sont durables et il n’existe quasi aucune contre-indication à un traitement sous cette forme. Afin de pouvoir tenir compte de l’individualité du patient, le kiné doit faire un bilan morphologique avant de pouvoir orienter son traitement. Les séances de rééducation par chaînes musculaires ont leur place aussi bien à titre préventif que curatif, et peuvent se pratiquer à tout âge.

La compréhension apportée par l’analyse globale des chaînes musculaires permet de mettre en place un traitement personnalisé qui répond de façon simple, globale et cohérente aux dysfonctions, aux déformations, aux douleurs qui sont les signatures logiques des problèmes de nos patients.

Drainage lymphatique

Drainage lymphatique

 

Le drainage lymphatique manuel (DLM) est un massage doux réalisé avec les mains. Les manoeuvres ont pour but d’évacuer les liquides excédentaires et les déchèts métaboliques via les voies lymphatiques vers les ganglions régionaux correspondants. Ce système lymphatique est parallèle au réseau veineux.

Dans certaines indications la presso-thérapie (drainage lymphatique par apparaillage) est indiquée, mais elle doit toujours rester une application supplémentaire et jamais être utilisée en tant que thérapie unique !

Indications

au niveau du membre inférieur :

  • insuffisance veineuse
  • insuffisance veineux lymphatique
  • oedème post-opératoire
  • oedème traumatique
  • algoneurodystrophie

au niveau des membres supérieurs :

  • complication après cancer du sein («gros bras»)
  • algoneurodystrophie

au niveau de la face : après une opération (p.ex. cancer du larynx).

Contre-indications absolues

  • insuffisance cardiaque décompensée
  • pathologies veineuses aigues (phlébite, thrombose veineuse récente)
  • inflammation, infection
  • oedème et douleur
  • problèmes cutanées de la région à traiter (p.ex. mycoses)

Contre-indications relatives

  • grossesse
  • corps étrangers
  • séquelle radiogène
  • hyperthyroïdie.

Dans certaines indications le drainage lymphatique doit être combiné avec des bandages ou contentions

Kaltenborn

Kaltenborn

Le but du concept Kaltenborn-Evjenth le rétablissement de la santé en tenant compte de la physiologie, de la pathophysiologie et de l’anatomie.

Indications

Tous les dérangements dans les systèmes articulaires, neurologiques et musculaires, sauf contre-indications .

Contre-indications

Tous les problèmes dont la cause des symptômes n’est pas identifiée (ex : instabilités vertèbrales)

Traitement

Le traitement ne doit pas être accompagné de douleurs, exception faite pour le stretching musculaire, mais toujours dans les limites tolérées par le patient.

Le traitement s’oriente aux symptômes décrit par le patient (exemple : La douleur est atténuée par des tractions intermittantes) et à la mobilité des structures (hypomobilité, hypermobilité)

Le concept inclut également des informations et des instructions concernant la vie journalière et l’auto-traitement.

Le Métayer

Le Métayer

 

Michel Le Métayer a décrit, dans les années 80, les bases de la motricité du jeune enfant selon les aptitudes motrices innées. Ces aptitudes ne sont pas appelées à disparaître et constituent un potentiel organisé à partir duquel le nourrisson peut construire sa motricité. Le Métayer a mis en évidence des fonctions servant de fondation à toute activité motrice :

  • les fonctions posturales antigravitaires
  • les fonctions locomotrices
  • les fonctions cinétiques.

Le guidage de l’enfant se réalise surtout par la tête.

Mézières

Mézières

La Méthode Mézières est une méthode de rééducation conçue et élaborée dès 1947 par Françoise Mézière.

Elle considère l’être humain dans son ensemble et se distingue par une approche différente de l’homme et de la maladie.

Observation capitale : les muscles du corps sont solidaires et réalisent des chaînes, notamment ceux situés à sa partie postérieure. Leur tendance habituelle va dans le sens de l’excès de tension et du raccourcissement ce qui a pour conséquence de limiter les mouvements et de perturber la statique du corps par le jeu des adaptations et des déformations, mais aussi des douleurs, qui ne sont en fait que des effets d’une cause plus lointaine dans le temps et dans l’espace.

Ainsi, l’art du kinésithérapeute formé à la méthode Mézières va consister à remonter la chaîne des compensations installées au niveau du corps pour débusquer la (ou les) cause(s) primaire(s).

Le traitement se fait par des postures d’étirement qui permettent d’obtenir un allongement, un assouplissement et une détente des chaînes musculaires contractées et/ou rétractées. Ces postures concernent le corps dans sa totalité et visent à corriger tous les déséquilibres d’une façon simultanée. Elles réclament la participation active du patient.

Au delà de son action curative, cette méthode a une vocation éducative et préventive. Elle a une répercussion bénéfique sur l’équilibre du système neurovégétatif et permet une ré-harmonisation du schéma corporel.

Applications thérapeutiques

Au départ, la méthode Mézières était strictement réservée au traitement des troubles neuromusculaires jugés incurables par le corps médical. Par la suite, elle fut utilisée pour réduire les douleurs musculaires (les maux de dos, le torticolis, la cervicalgie, etc.) et traiter des problèmes moins graves de la colonne, comme les troubles de posture, les déséquilibres des vertèbres, les troubles respiratoires et les séquelles d’accidents sportifs.

Contre-indications

  • Infection accompagnée de fièvre
  • Durant les trois premiers mois de la grossesse
  • Manque de motivation
Maitland

Maitland

 

Le concept Maitland a été développé par l’Australien Geoffrey D. Maitland dans les années 50.

Il est basé sur la recherche de la cause du problème sur les recommandations basées sur des preuves scientifiques en matière de traitement et sur l’expérience clinique du thérapeute.

Indications

Cette forme de thérapie manuelle s’adresse aux patients souffrant aussi bien de douleurs chroniques que de douleurs aigues.

Quelques exemples :

Maux de tête, problèmes du dos, douleurs à l’épaule, arthrose de la hanche, du genou et de la colonne vertébrale, douleurs à la nuque, irritation de nerfs (mains qui dorment, sciatique), douleurs après élongation des ligaments du genou, tennis elbow, syndrome du canal carpien, inflammation du tendon d’Achille

Cette liste n’est pas exhaustive.

Traitement

Après avoir mis soigneusement en évidence les causes de vos problèmes par une analyse détaillée de votre mobilité et de votre fonctionnalité et par des questions bien ciblées sur l’origine et la localisation de vos douleurs, votre kinésithérapeute élabore un programme de traitement qui comprend des techniques visant à améliorer la fonction articulaire et la mobilité du système nerveux, des exercices de rééducation afin d’éliminer un déséquilibre musculaire, un apprentissage correct du geste journalier ou sportif, des recommandations de conduite à respecter pour contrôler la réapparition du problème, des exercices à faire à domicile.

Le concept Maitland ne peut être dispensé que par un kinésithérapeute spécialement formé à cette méthode de traitement.

Massages

Massages

Technique de traitement des tissus mous dans un but thérapeutique, hygiénique et sportif, le massage fera partie intégrante et indispensable de la kinésithérapie en préparant ou en complétant une rééducation.

Le massage aura des effets :

  • Sur la peau et les tissus sous-cutanés
  • Sur la circulation des liquides veineux, lymphatique et capillaire
  • Sur le muscle en modifiant son métabolisme et son excitabilité en le décontracturant ou en le stimulant
  • Sur le système nerveux en le calmant

Diverses manœuvres seront utilisées en cours d’un massage et, quelles qu’elles soient, ne devront jamais réveiller ou entraîner la douleur.

Mc Kenzie

Mc Kenzie

Robin McKenzie est un physiothérapeute néo-zélandais qui a mis au point une technique de rééducation applicable aux rachialgies communes.

Il a constaté, de façon empirique, que des patients porteurs d’une sciatique discale étaient soulagés lorsqu’ils pratiquaient des postures positionnant leur rachis dans la position inverse de celle qui augmente leur douleur. S’ils ont mal en flexion lombaire, des postures en extension vont être bénéfiques. Le patient doit donc être évalué dans différentes positions : flexion, extension, latéroflexion et dans différentes situations : debout, assis, allongé.

S’il s’améliore dans une posture donnée, on observe non seulement une diminution de l’intensité de la douleur, mais, parallèlement, une “centralisation” de la radiculalgie, qui se retire peu à peu du mollet, puis de la cuisse, de la fesse… Il s’agit donc d’une règle très semblable à celle de la non-douleur et du mouvement contraire, utilisée par les médecins pratiquant les manipulations vertébrales, mais appliquée dans une optique de rééducation kinésithérapique.

 La Méthode mckenzie

Micro-kinésithérapie

Micro-kinésithérapie

Le corps humain, comme tout organisme vivant, est conçu pour s’adapter, se défendre et s’auto-corriger en cas d’agressions traumatiques, émotionnelles, toxiques, virales, microbiennes ou d’environnement.

Lorsque l’agression est supérieure aux possibilités de défense de l’organisme, la vitalité du tissu corporel concerné va être altérée. Il y a «mémorisation » de l’agression. La modification de la vitalité tissulaire peut faire apparaître différentes manifestations locales ou à distance.

La micro-kinésithérapie va chercher par une technique micro-palpatoire manuelle spécifique, les traces laissées par ces agressions dans les différents tissus de l’organisme. Son action consiste à effectuer manuellement des actes stimulant les mécanismes d’autocorrection afin d’éviter la dégradation des tissus et d’en rétablir la fonction.

Méthode

Les quatre grands principes de base de la méthode sont les suivants :

Le principe d’auto-guérison

Tout être vivant est capable de faire quelque chose par lui-même et pour lui-même, d’où une capacité d’autogestion et d’autocorrection qui est à la base de la cicatrisation ou de l’immunologie. Le corps peut se défendre (anticorps) s’il connaît son agresseur (antigène). Il va alors mettre en route un mécanisme de cicatrisation des lésions laissées par l’agent pathogène et tirer une expérience du phénomène vécu.

Lorsque l’agression est trop forte, lorsqu’elle arrive par surprise, lorsque le corps ne connaît pas l’agent agresseur, les symptômes de la maladie s’installent ; le thérapeute est là pour remontrer à l’origine de l’agression, le mécanisme auto-correcteur pourra alors se mettre en place.

C’est la recherche de la cause responsable et non pas la recherche de la pathologie qui va guider le micro-kinésithérapeute tout au long de son travail. Il ne pose pas de diagnostic (ce qui est le rôle du médecin) mais il établit un bilan spécifique qui lui permettra après avoir porté le geste correcteur de proposer au corps de mettre en route son propre mécanisme de défense.

La cicatrice pathogène

C’est la trace laissée par l’agent agresseur à son entrée dans le corps qui est appelée cicatrice pathogène. Elle est très facile à trouver lorsqu’il s’agit d’une agression traumatique physique pure car elle correspond au lieu de souffrance de l’individu. Elle est beaucoup plus délicate à mettre en évidence lorsque l’agression est un choc de type émotionnel par exemple, car la plainte de l’individu se manifestera la plus part du temps à distance. C’est sur cette cicatrice pathogène que le geste correcteur doit être porté.

La correction homéo-causale

Il est très important de reproduire le traumatisme vécu par le patient de façon à lui permettre de reconnaître son agresseur, mais sans reproduire la douleur vécue à ce moment là. Par un geste plein de douceur et de tendresse, le thérapeute va remettre en route le système d’autocorrection du patient.

La micro-palpation

C’est le geste manuel du kinésithérapeute qui de pratique toujours à deux mains sur son patient.

Le port d’un vêtement léger lors de la séance est d’ailleurs très bien vécu par le patient qui ressent parfaitement les mains du thérapeute qui partent à la découverte de son problème.

Il n’est pas nécessaire de multiplier les séances de soins. Il convient en effet de laisser au corps le temps de réagir avant d’intervenir à nouveau.

Il est très important de ne pas laisser s’installer une relation de dépendance entre le patient et son thérapeute.

Mobilisation neurale

Mobilisation neurale

Les tests et les techniques de mobilisation des nerfs offrent aux thérapeutes des solutions pratiques pour les pathologies de l’appareil locomoteur.

Dans le paysage de la thérapie manuelle et de la démarche diagnostic, ces tests et ces mobilisations sont indispensables aux connaissances du kinésithérapeute.

Les mobilisations neuro-dynamiques mais aussi les techniques myo-tensives sont parfois à l’origine d’une augmentation ou d’une diminution de la symptomatologie neuro-méningée. L’intérêt de cette démarche entre dans l’élaboration d’un diagnostic anatomique précis des compressions nerveuses.

Il est important de tenir compte du système nerveux lors de des mobilisations et des manipulations. Le nerf a des propriétés très différentes des autres tissus surtout au niveau biomécanique et on ne peut pas ignorer ce tissu neuro-méningé qui relie l’ensemble du corps comme une toile d’araignée.

La manipulation et la mobilisation des nerfs s’inscrivent dans une volonté de validation scientifique de la technique et de ses effets.

Exemples de pathologies à traiter.

Canal lombaire étroit, névralgies sciatiques, névralgies cervico-brachiales, névralgie d’Arnold

Mulligan

Mulligan

Le concept Mulligan, du nom de son fondateur, le kinésithérapeute Brian Mulligan originaire de Nouvelle-Zélande, est une thérapie manuelle née de la pratique pour la pratique. Il s’agit d’intégrer un mouvement actif dans la thérapie manuelle classique.

Voilà pourquoi le concept est appelé « mobilisation with movements ». (MWMs)

En tant que complément à la thérapie manuelle, le concept inclut des techniques d’exploration et de traitement pour le dos et les articulations périphériques. Le kinésithérapeute utilise les MWMs, s’il constate des restrictions de mouvements accompagnés de douleurs ou non dans une articulation. Il exécute un mouvement complémentaire au mouvement que le patient exerce activement dans le sens de la limitation ou/et de la douleur.

Dans ce concept, Mulligan part de l’idée qu’une erreur de positionnement minimale entre les articulations peut être la cause d’une limitation de mouvement ou de douleurs provoquées par ce mouvement. Cette erreur sera corrigée par la combinaison de la mobilisation passive et le mouvement actif du patient. La situation personnelle du patient est à tout moment respectée (exemple : si le patient a un manque de mobilité en étant assis, le traitement se fait en position assise).

Le principe de traitement est la non-douleur. Des études scientifiques démontrent un lien entre absence de douleur et amélioration de la mobilité. Le grand avantage de cette méthode réside dans le fait qu’elle fait rapidement disparaître la douleur et permet ainsi au patient d’exécuter ses exercices sans douleur. Ainsi, les douleurs ne deviennent pas chroniques et les processus biochimiques au niveau de cerveau seront rééquilibrés.

De nombreuses études ont pu vérifier l’effet positif des MWMs sur le plan neurophysiologique. Donc, le concept Mulligan satisfait aux critères de la « evidence based medecine ».

 

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Ostéopathie

Ostéopathie

Le concept ostéopathique a été élaboré au siècle dernier par un médecin américain Andrew Taylor STILL (1828-1917). Confronté à l’inefficacité de la médecine de l’époque, il s’est attaché à élaborer un modèle thérapeutique plus performant. STILL a nommé son système « ostéopathie », combinaison du grec « osteon », signifiant « os » et « pathein » signifiant « souffrance ».

Selon l’idée ostéopathique, toute atteinte pathologique (souffrance, maladie, traumatisme) entraîne ce que les ostéopathes appellent une « perte de mobilité », une « fixation ». Si le corps n’arrive pas à s’adapter à cette nouvelle situation, il développe un trouble fonctionnel, qui à son tour, si l’adaptation est inadéquate, entraînera un trouble structurel.

Au sein des structures corporelles (articulations, viscères, muscles) l’ostéopathe cherche celles qui ne présentent pas un degré de mobilité suffisant, dans le but de les libérer afin que la ou les fonctions qui en dépendent s’accomplissent normalement. Pour rétablir cet « équilibre » dans le corps humain et donc assurer « l’homéostasie » du patient, l’ostéopathe considère ce dernier comme une « entité », un « ensemble » et le traite dans sa « globalité »

  • au niveau pariétal (articulations, muscles)
  • au niveau viscéral (organes, plèvres)
  • au niveau crânien

En outre, selon la « philosophie ostéopathique » le corps humain a le pouvoir de s’autoréguler et de surmonter une « souffrance ». Grâce à un raisonnement reposant sur la connaissance anatomique et physiologique, le rôle de l’ostéopathe est de

  • trouver les éléments entravant les processus normaux d’amélioration,
  • les réajuster,
  • laisser la sagesse du corps faire l’essentiel: rétablir son équilibre et sa santé, l’homéostasie

Pour effectuer son traitement, l’ostéopathe dispose de plusieurs techniques ostéopathiques (manipulations, mobilisations, étirements, techniques d’inhibition musculaire) qu’il applique par l’intermédiaire de son « outil de travail » : les MAINS

Rééducation posturale globale (RPG)

Rééducation posturale globale (RPG)

C’est une méthode efficace pour améliorer la posture déficiente par des étirements musculaires progressifs dans des postures adaptées aux rétractions musculaires spécifiques à chaque personne, c’est une approche globale dans le sens que chaque posture de travail étire plusieurs groupes musculaires en même temps.

Sohier

Sohier

Il s’agit d’une technique de réharmonisation articulaire. Chaque articulation peut, suite à des traumatismes, des attitudes vicieuses ou d’autres facteurs, être mise dans un état de discordance, ce qui ne permet plus l’utilisation normale de cette articulation, comparable aux charnières défaillantes d’une porte.

Cette discordance peut évidemment avoir des conséquences pour les articulations sus- et sous-jacentes. Ainsi, Sohier travaille souvent en chaînes articulaires et prend également en considération la manière de se déplacer ou de se tenir.

Le kinésithérapeute qui utilise cette technique va tester manuellement les articulations problématiques du patient et essayer de les réajuster en fonction des résultats des tests.

Les techniques de Sohier peuvent être utilisées aussi bien pour les problèmes d’arthroses (coxarthrose, gonarthrose), de “coincements”( torticolis, lumbago) qu’après traumatismes (entorse du pied ou du genou). Elles sont également utilisées de façon préventive dans le but de réharmoniser une hanche avant qu’elle ne pose vraiment des problèmes ou de façon curative, comme dans le cas d’un torticolis.

Sohier ne veut pas seulement changer le positionnement des structures articulaires, mais il essaie également de donner des conseils et des exercices à faire à son patient, afin de changer ses habitudes nocives, mais uniquement après avoir réharmonisé les structures du problème.

Comment fermer une porte si les charnières ne sont pas en place, on risque de l’abimer quand on augmente les forces exercées sur elle.

La biomécanique n’est pas le mouvement en soi, mais les conditions fondamentales nécessaires à son exécution. (SOHIER)

Trigger points

Trigger points

 

Les Trigger Points constituent des points (nœuds) douloureux ou fort sensibles dont le traitement permet un relâchement complet du muscle intéressé. A l’origine, ces points provoquent des douleurs lors de mouvement ou même au repos. Quand on appui sur un de ces points douloureux, on arrive à provoquer l’irradiation de la douleur ou la douleur exacte ressentie par le patient.

Le principe de traitement de ces Trigger Points musculaires repose sur un ponçage avec l’index ou le pouce, afin d’inhiber le processus de contraction musculaire et par là même l’influx nerveux douloureux. Pour obtenir un relâchement maximal du muscle traité, le kinésithérapeute doit bien localiser le Trigger Point adéquat. Un Trigger Point sera jugé à traiter lorsqu’il est douloureux à la pression du doigt.

La sensation douloureuse ressentie en début de traitement cède progressivement.

On vérifiera ensuite l’efficacité du traitement en recherchant à nouveau le Trigger Point qui devrait alors être indolore ou quasi-indolore.

Les céphalées, les scapulalgies et les lombalgies ont souvent une origine myofasciale, le traitement des Trigger points s’avère souvent efficace.

Vodder

Vodder (drainage lymphatique)

Le drainage lymphatique selon la méthode originale Vodder est une technique spécifique de massage manuel. Le Docteur Emile VODDER, kinésithérapeute danois, biologiste et docteur en philosophie, a mis cette méthode au point vers 1932-1936. Il l’a développée tout d’abord pour le traitement des sinusites chroniques, pour ensuite l’étendre à un éventail très large d’applications esthétiques, hygiéniques et thérapeutiques. Sa démarche était surtout intuitive et empirique, quoique tenant compte des connaissances anatomiques et physiologiques de son temps. Ce n’est qu’à partir de 1958 que des recherches ont été menées afin d’apporter des explications scientifiques à l’efficacité évidente de la méthode, efficacité surprenante qui infirmait certaines théories médicales de l’époque au sujet des massages. En outre, une importante expérimentation clinique a été réalisée, non seulement par Vodder lui-même, mais également dans différents centres et cliniques spécialisés, expérimentation dont découle la liste des indications de la méthode.

Depuis que les données plus récentes de la physiologie ont confirmé le bien-fondé de la découverte du Dr. Vodder, une nuée de méthodes plus ou moins issues de la sienne ont germé. Les progrès techniques de ces dernières années ont permis notamment la mise au point d’appareils favorisant la circulation lymphatique. Néanmoins, comme Vodder le disait il y a longtemps déjà, “rien ne peut remplacer une main exercée”. Seule une application manuelle rigoureuse peut produire pleinement l’ensemble des effets de la méthode.

Le drainage lymphatique Manuel selon Vodder a pour effet :

  • de résorber les oedèmes,
  • de stimuler les processus immunitaires
  • de favoriser la régénération tissulaire

La méthode agit dans un grand nombre d’affections variées : dans le cas classique des jambes enflées en fin de journée ou du “gros bras” après ablation chirurgicale du sein, mais aussi dans des cas tels que migraines, maux de tête ou insomnie, du fait que l’oedème ou l’intoxication du liquide interstitiel intracrânien, souvent sous-jacent dans ces troubles, peut ainsi être résorbé.

De bons résultats ont été obtenus également dans des cas neurologiques : lésions de nerfs moteurs périphériques et séquelles d’accidents vasculaires cérébraux. Le traitement de pareils cas est évidemment de plus longue durée; il s’étend au moins sur plusieurs mois.

Les fractures se ressoudent plus rapidement et la période de rééducation est réduite, parfois même supprimée. Cela s’explique par le fait que l’oedème post-traumatique est résorbé précocement et que la régénération des tissus lésés se fait dès lors dans de meilleures conditions. La fonte musculaire est également beaucoup moins importante. Deux ou trois semaines de traitement intensif suffisent dans les cas simples.

Les problèmes de formation de cal et de prise de greffe osseuse se résolvent rapidement et pourraient facilement être évités par un traitement précoce. D’une manière générale, le traitement postopératoire par drainage lymphatique pourrait être généralisé, tant pour accélérer l’élimination des produits anesthésiques et calmants et la récupération du choc opératoire, que pour la résorption des oedèmes et la bonne formation des cicatrices.

La cellulite est également une indication typique. Le rôle du Drainage Lymphatique est ici non seulement d’éliminer les excédents d’eau des tissus, mais aussi, par la stimulation des processus immunitaires, de détruire et d’éliminer la fibrose tissulaire responsable de l’aspect “peau d’orange”. C’est un travail de nettoyage et de régénération très profond. On perçoit très bien, au cours du traitement, la transformation progressive de la texture du tissus. Les résultats ne sont pas rapides mais sont très stables. Naturellement, une révision alimentaire adéquate les facilite et les accélère.

En esthétique, la méthode Vodder facilite et répartit harmonieusement la perte pondérale. Elle éclaircit le teint et favorise la pénétration des produits traitants. On obtient également de très bons résultats sur les enflures du visage, sur la couperose et sur les cicatrices.

Vojta

Vojta

 

Vaclàv Vojta, neurologue, a élaboré son concept dans les années 50.

Le concept Vojta est basé sur la « locomotion réflexe ». Les schèmes qui sont exploités sont innés et automatiques, et ils sont utilisables même si le patient ne montre aucune participation consciente. Par la technique de Vojta, on provoque d’un côté des jeux musculaires précis, de l’autre côté on provoque également une réponse au niveau du système neuro-végétatif (circulation sanguine, respiration) et au niveau du système sensoriel, et, à long terme, au niveau du développement ostéo-articulaire. Par cette activité réflexe, l’enfant vit son corps différemment. La proprioception y joue un rôle important.

 

 

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