Neurologie

AVC

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), l’AVC se définit comme “un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire présumée.”

On peut distinguer deux types d’AVC:

Les AVC ischémiques (75%), dus à une obstruction d’un vaisseau sanguin par un embol.

Les AVC hémorragiques (25%), dus à une rupture d’un vaisseau sanguin.

Symptômes:

  • paralysie brutale ou perte de force d’un bras, d’une jambe ou de la moitié du visage (hémiplégie ou hémiparésie)
  • perte brutale de la sensibilité d’un hémicorps
  • troubles de la parole (aphasie)
  • troubles visuels brusques (hémianopsie)
  • maux de tête intenses
  • vertiges,

Traitement et prise en charge:

En urgence, le maintien des fonctions vitales.

Ultérieurement : Rééducation des troubles moteurs et fonctionnels par Bobath, PNF, Perfetti,…

SEP

La Sclérose en plaques (SEP)

La SEP est une maladie neurologique inflammatoire caractérisée par la destruction progressive de l’enveloppe protectrice (la gaine de myéline) des nerfs du cerveau et de la moëlle épinière.

Cette destruction (les plaques de démyélinisation) se fait à différents endroits, ce qui est à l’origine des lésions du système nerveux central.La maladie évolue par poussées et se caractérise par une dissémination dans le temps et dans l’espace.

Séméiologie:

motrice: parésie (diminution de force dans un ou plusieurs membres), cérébelleux (troubles de la coordination)
sensitive: paresthésies, douleurs, troubles sensitifs
visuelle: névrite optique rétrobulbaire (vision double)
phinctérienne

Traitement et prise en charge:

Rééducation par Bobath, Perfetti, PNF

Parkinson

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une affection neurologique dégénérative, dans laquelle les cellules et les neurones dopaminergiques logés dans la substance noire des noyaux gris centraux sont progressivement détruites. Cette dopamine est impliquée dans le contrôle des mouvements.

Symptômes :

Triade classique: akinésie-bradykinésie (lenteur à l’initiation et à l’exécution du mouvement), tremblement au repos, et hypertonie plastique (rigidité des membres)

L’instabilité posturale est rajoutée.

L’origine de la maladie est multifactorielle, impliquant des facteurs génétiques et environnementaux.

La L-Dopa (ou aussi lévodopa) est le traitement de référence.

Avec un traitement bien équilibré et adapté au malade, celui-ci peut mener une vie quasi normale

Traumatisme crânien

Le traumatisme crânien

Le traumatisme crânien est défini comme une agression au cerveau causée par une force externe qui peut entraîner une diminution ou une altération des états de conscience, des capacités cognitives et sensorimotrices et du fonctionnement physiologique.

Dans la majorité des cas, la cause est un accident de la route et touche donc surtout les jeunes.

Lésions dues au TC visibles au scanner (juste après l’accident) ; on distingue :

les lésions cérébrales focalisées : hématome extra-dural
les lésions cérébrales diffuses
les lésions du tronc cérébral

Le coma caractérise cette période. On peut le définir comme un trouble durable de la conscience, de la vigilance, de la fonction d’éveil et des autres fonctions de la vie de relation, associés à des perturbations des mécanismes régulateurs de la vie végétative.

Prise en charge pendant la période de coma

Le blessé est en réanimation (pronostic vital en jeu). Les lésions pouvant menacer sa survie ou son avenir fonctionnel (fractures..) bénéficient d’un traitement spécifique. La prise en charge est ciblée sur la prévention des complications. Dans cet environnement contraignant, le kinésithérapeute participe au nursing et s’efforce de conserver le meilleur état orthopédique possible pour sauvegarder l’avenir fonctionnel. Bien que la mortalité soit la plus importante dans les premiers jours, un certain nombre de patients sont susceptibles de rester en état de coma chronique et ne peuvent passer en stade d’éveil.

Prise en charge au stade d’éveil

poursuite du nursing et de la rééducation neuro-orthopédique. On aura à faire, soit à une persistance des déficits par lésions irréversibles, soit à une récupération par reprise d’activité des territoires lésés. Il convient de guider l’autonomie physique et intellectuelle du blessé en intervenant dans les moments privilégiés d’éveil et de respecter les périodes de repos d’un patient fatigable et déstructuré. C’est l’observation soigneuse de l’activité spontanée du sujet qui doit guider sa prise en charge, plus que les activités dirigées, souvent inadaptées, trop complexes et néfastes : il faut repérer l’impossibilité de percevoir et d’intégrer les stimulations et messages visuels ou auditifs, les persévérations sur les consignes et leur oubli immédiat, pour adapter la relation avec le blessé, dans une période où l’on ne peut compter sur sa collaboration.

Principaux tableaux d’éveil (modes de sortie du coma)

  • syndrome de déafférentation motrice: locked-in syndrome : le patient présente une tétraplégie et une diplégie faciale (atteinte bilatérale du nerf facial) sans latéralité du regard; la conscience peut être quasi complète avec établissement d’un .code de communication avec le sujet.
  • mutisme akinétique: on observe un clignement des paupières à la menace, des mouvements conjugués des yeux. L’examen neurologique est ” normale “, mais aucune consigne ne peut être exécutée. Dans la forme complète, le patient est immobile, incapable de communiquer et de s’alimenter.
  • Confusion post-traumatique: elle se manifeste par l’obnubilation de la conscience (Glasgow entre 8 et 15) : anomalies de la perception, désorganisation de la pensée, augmentation de l’activité psychomotrice.
  • Amnésie post-traumatique: oubli à mesure, désorientation temporo-spatiale, non reconnaissance des proches. L’examen neurologique peut, par ailleurs, être normal.

Évolution des déficits neurologiques

Les atteintes possibles les plus fréquentes touchent :

  • les paires crâniennes
  • le système nerveux central (cerveau, cervelet, tronc cérébral…). Ces atteintes s’expriment par :
  • des hémiplégies : toutes leurs formes cliniques sont possibles (en fonction du niveau des atteintes des voies motrices), elles sont soit unilatérales, soit bilatérales, et plus ou moins sévères ;
  • des mouvements anormaux, uni- ou bilatéraux, plus ou moins sévères, soit involontaires, soit par troubles du mouvement volontaire (syndrome cérébelleux, dyskinésies).

Évolution des déficits neuropsychologiques

  • troubles du langage : ils peuvent se situer à différents niveaux, être afférents (perception et compréhension) et/ou efférents (expression) ;
  • troubles de l’attention : ils peuvent toucher les différents types d’attention, et sont extrêmement fréquents ;
  • troubles de la mémoire : touchant la mémoire à court terme (faits récents) ou la mémoire à long terme (faits anciens) ;
  • troubles perceptifs : ils sont essentiellement visuels et concernent la reconnaissance d’objets, d’images, de l’écriture ou des physionomies (le sujet voit mais ne reconnaît pas ce qu’il voit)
  • troubles praxiques : un certain nombre de sujets ont des difficultés à réaliser des séquences gestuelles ou reproduire des figures géométriques alors qu’ils n’ont pas de déficit moteur ;
  • troubles des fonctions exécutives : dans ce cas, c’est la planification des actions qui est impossible ou perturbée.
Concepts de rééducation

Les différents concepts de rééducation

Le concept Bobath

Le concept Bobath est une approche neurothérapeutique d’évaluation et de traitement basé sur la résolution de situations fonctionnelles thérapeutiques.

Il est basé sur le fait qu’une lésion cérébrale est responsable d’une exagération des systèmes réflexes par la levée d’inhibition centrale, entraînant un trouble du tonus postural rendant impossible l’élaboration du geste volontaire et des gestes d’adresse.

Le but est d’optimiser la fonction, par conséquent, l’indépendance fonctionnelle et la qualité de vie, en améliorant le contrôle postural et les mouvements sélectifs, par exemple au moyen de facilitations.

Principe de traitements spécifiques:

  • Maintenir les amplitudes articulaires physiologiques
  • Régulariser le tonus (mise en charge, inhibition, activité)
  • Conserver l’alignement articulaire tout au long de l’activité
  • Stimuler la perception, surtout tactile et kinesthésique (touché, mouvement, posture)
  • Stimuler les réactions de redressement
  • Entraîner le contrôle moteur, la force, la coordination, l’endurance
  • Entraîner l’équilibre
  • Entraîner la rééducation à la marche

PNF

La facilitation proprioceptive neuromusculaire est une méthode où on essaie de normaliser les troubles du déroulement d’un mouvement.

Pour arriver à ceci, on stimule les récepteurs à la pression et à l’étirement dans les muscles, mais aussi les tendons, capsules articulaires. Ceci se fait par un déroulement précis. La réaction du muscle sera une contraction ou un relâchement plus important.

Elle se caractérise par des schémas de mouvement complexes, qui se déroulent surtout en patterns diagonaux.

La sommation des stimuli, tactils ou proprioceptifs, est capitale dans la méthode PNF, afin d’arriver à un résultat optimal.

Objectifs:

  • Régularisation du tonus (inhibition de la spasticité, ou facilitation des muscles hypotoniques)
  • Stimulation du contrôle moteur
  • Stimulation de la mobilité
  • Stimulation la stabilité dynamique, endurance, force
  • Stimulation da coordination et de la motricité fine

Perfetti

Dans l’exercice thérapeutique cognitif”, le but est l’adaptabilité du système fonctionnel, la réorganisation du système nerveux central.

La base de la thérapie est la sensibilité tactile, qui joue un rôle primordial dans l’organisation du mouvement.

Les exercices sont realisés toujours avec la concentration consciente maximale du patient, à qui on demande de résoudre un problème cognitif. Ils sont divisés selon trois degrés.

Le premier degré consiste à un contrôle des réactions à l’étirement pour un meilleur relâchement. Le patient garde les yeux fermés et se laisse guider passivement par le thérapeute. De par son hypothèse perceptive, le patient exprime son ressenti en décrivant le mouvement effectué.

Dans le second degré on passe à une mobilisation activo-passive. Le patient a donc un mouvement volontaire tout en contrôlant l’irradiation.

Le troisième degré sera entraîné au moment où le patient peut réaliser le mouvement dans toute son amplitude. Les yeux sont ouverts et l’endurance et la vitesse pourront être travaillées.

 

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