Algoneurodystrophie

algoneurodystrophie

Rhumatologie

L’algoneurodystrphie est un syndrome douloureux régional vasomoteur et trophique résultant d’une perturbation neuro-végétative mal connue et de causes diverses. Il existe plusieurs synonymes pour désigner cette maladie: « Maladie de Sudeck », « dystrophie sympatique réflexe », »syndrome épaule-main ».

Les symptômes de l’algoneurodystrophie sont les douleurs qui entrainent une impotence fonctionnelle, des troubles trophiques avec des troubles vaso-moteurs (œdème, modification de la température et de l’aspect de la peau), ainsi qu’une déminéralisation épiphysaire.

L’algoneurodistrophie est rarement idiopathique, mais généralement secondaire et localisée aux extrémités des membres.

Les causes peuvent être

traumatiques (50% des cas):chirurgie, fracture, entorse, luxation, immobilisation prolongée)
neurologiques: hémiplégie, traumatisme crânien
viscérales :infarctus du myocarde ,tumeurs
médicamenteuses
métaboliques: diabète ,hypothyroïdie
Enfin, il existe un terrain anxio-dépressif et émotif favorable à l’apparition d’une algodystrophie, mais son rôle psychosomatique ne doit pas être surestimé.

L’évolution de la maladie est généralement favorable avec une guérison complète en quelques mois (6 à 24 mois).

Cette évolution se fait sur deux phases:

une phase chaude ou pseudo-inflammatoire, caractérisée par des douleurs vives et des troubles vasomoteurs ( chaleur, oedème, peau luisante)
une phase froide inconstante, marquée par l’apparition de troubles trophiques (membre froid, peau pâle, lisse et atrophique).Il existe parfois des rétractions capsulo-ligamentaires responsables d’enraidissement articulaire progressif
Traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique à l’algoneurodystrophie. Il associe le repos, la kinésithérapie adaptée et les médicaments. Il a pour but de diminuer les douleurs et de préserver la mobilité articulaire.

Le repos est indiqué en phase chaude. Pour le membre inférieur la suppression de l’appui est une mesure capitale tant que persistent les douleurs. L’immobilisation est à proscrire.

La kinésithérapie

Elle doit être prudente et bien conduite. Elle doit être progressive et surtout indolore, car la douleur, en phase chaude, peut aggraver la maladie.

En phase chaude, elle utilise la cryothérapie, les Trigger Points, l’électrothérapie antalgique, les mobilisations prudentes et non douloureuses de l’articulation atteinte

En phase froide, on ajoute l’étirement capsulo-ligamentaire et la mobilisation active.

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